Une garde-robe pour soi : faire des choix

Une garde-robe pour soi : faire des choix

Pour honorer le thème de la Saint-Valentin, on voulait vous proposer des looks d’inspirations pour vos plans romantiques de cette semaine. En creusant l’idée, notre projet initial s’est orienté vers une question plus complexe.

Pourquoi ou pour qui s’habille-t-on  ?

Ce sont les recherches et réflexions ressortant de cette question que nous avons décidé de vous partager.

On est d’accord, se vêtir répond d’abord à un besoin physiologique (particulièrement essentiel au Québec, avec nos -40°). Mais au-delà de la fonction utilitaire, bien d’autres éléments guident nos choix vestimentaires.

LE TOTE BAG OU L'ESPRIT DE COMMUNAUTÉ




Statut social, appartenances ethniques ou culturelles,  allégeances sportives ou patriotiques teintent notre garde-robe, depuis les coiffes royales jusqu’au tote bag.

À titre d’exemple, les fameux sacs en toile à l’effigie du New Yorker laissent supposer une flopée d’informations sur leurs propriétaires - outre l’évidence qu’ils lisent ledit magazine. Aussi divers soient-ils, les lecteurs du New Yorker répondent presque invariablement aux critères suivants : intellectuels, ils ont une bonne éducation et une culture générale estimable, en plus d’opinions plutôt orientées vers la gauche.

Grâce à leurs tote bags, les amateurs du New Yorker peuvent se reconnaître entre eux, sympathiser et se conforter dans leurs valeurs sans échanger un mot. Cet effet de communauté s’applique à tout média ou entreprise ayant un tote bag à son image.

Chez Station Service, nos sacs de toiles sont aussi décorés de notre logo. Lorsque nos clientes l’utilisent pour transporter leurs tenues ou l’exhibent au quotidien, il est implicite qu’elles supportent et diffusent les valeurs au coeur de notre mission.

 

© Mimi Hammer

 




LE VÊTEMENT MILITANT

Dans le même ordre d’idée, le vêtement est fréquemment utilisé  en guise de symbole idéologique. Il n’y a qu’à jeter un oeil au tapis rouge des derniers Golden Globes, où le noir était de mise pour dénoncer le harcèlement sexuel dans l’industrie du cinéma. Cœur jaune, carré rouge, ruban bleu : les couleurs et les formes sont aussi variées que les causes à défendre.

Ici à Montréal, la compagnie Mimi & August met la diversité corporelle en vedette. Sur leur sweatshirt on peut lire « Body Diversity », et voir une charmante cohorte féline de toutes formes. La (toute nouvelle) marque Nibards propose un t-shirt avec une esquisse de seins, pour contrer la stigmatisation du corps de la femme.

L'UNIFORME OU L'ART D'ORIENTER LA CONVERSATION

« Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c'est elle que l'on remarque. », disait Coco Chanel. Avec une explosion des courants et cultures - sans parler des réseaux sociaux - la mode d’aujourd’hui est de plus en plus désinstitutionnalisée et sujette aux goûts personnels. Il est donc encore plus commun que les vêtements soient au coeur de débats, tous contextes et milieux confondus. En ressort deux problèmes majeurs.

Un, ces remarques ont indirectement l’effet pervers d’objectifier le corps féminin, qu’il soit critiqué, envié ou désiré.

Second hic, l’attention que l’on porte à l’allure d’une personne peut prendre des proportions défavorables à son propos. Combien de fois nous est-il arrivé de passer à côté d’une allocution, distraits par une robe que l’on juge trop longue ou trop courte ?

Certaines institutions cherchent à contourner le problème en imposant un uniforme, une stratégie aussi adoptée par des individus. Si certains déplorent qu’il estompe la singularité et le sens de la créativité, il a pourtant l’avantage de mettre l’accent sur la personnalité.

Hillary Clinton est un bon exemple de femme ayant choisi cette tactique. Lors de la course à la présidence américaine en 2016, elle a fait du tailleur pantalon son look signature. Elle limitait ainsi les réflexions sur ses accoutrements aux analyses de couleurs. 

LA VOLONTÉ DE PLAIRE

On ne peut passer à côté de ce point, en ce lendemain de Saint-Valentin. Il est plus habituel que l’on croit - ou qu’on veut bien se l’avouer - de s’habiller dans la volonté de plaire. Nos gardes-robes seraient en effet « contaminées » par les préférences de notre partenaire, ou potentiel.le Valentin.e. Il n’y a rien d'embarrassant à aimer les compliments et à l'envie de séduire, mais est-ce que ça devrait passer par les vêtements ? Lorsqu’on s’adapte aux préférences de tous et chacun, au profits de nos propres envies, est-ce qu’on ne fini pas par être déguisé ?  À chacun sa réponse : nous croyons qu’il faut que ça reste spontané et naturel.

S'HABILLER, SE DÉCOUVRIR

 

Les codes vestimentaires sont de plus en plus flexibles, la mode se démocratise et se libère pas à pas des standards. Conséquence, on a la chance de connaître une mode favorable à l’innovation, qui nous permet d’explorer les styles et de jouer avec les tendances. Notre rapport au vêtement est donc intimement lié à notre caractère et nos humeurs. S’habiller est définitivement une façon créative de dévoiler un peu de soi.

Offrir la possibilité de découvrir des facettes de sa personnalité avec de nouveaux styles est d’ailleurs l’une des raison d’être de Station Service.


Quelle que soit l’occasion, faites-vous une fleur et portez donc ce qui vous plaît !